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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : · Aussi, les lois qui régissent la cité sont-elles tout aussi naturelles que la politique. On peut donc penser que ces mêmes lois sont celles qui régissent l'homme par nature. · La bonne vie, menée dans la cité, correspondrait alors à une vie sans violence, l'homme n'étant pas en conflit concernant ses propres intérêts. · La politique pratiquée ici serait donc une politique ayant un programme d'action, visant à une fin : le bien être de l'homme. · Ce programme étant une réalisation de l'homme, un accomplissement de celui-ci, il ne semble pouvoir aller autrement que naturellement. Cette politique là aura donc pour fin d'éliminer la violence l'homme s'accomplissant en elle. · Son application cependant ne pourra se faire que par l'édiction de lois. De règles donc, limitant la liberté de chacun. · Peut-on réaliser cette politique ? Peut-elle se mettre en place naturellement ?
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Le corrigé du sujet " l'Etat a-t-il pour but d'éliminer la violence ?" a obtenu la note de : 









5.8 / 10
nous-mêmes recevables penser pour autrui opinions d'éliminer mort renoncer but toute régimes pouvons-nous l'etat admettre objectivité meilleur partir démocratie qu'à connaître autrement science violence
Analyse du sujet
· On confronte ici deux notions. Politique et violence.
· Politique : de quelle politique parlons-nous ?
o Soit une politique en tant que débat publique, compétition pour l’accès au pouvoir, qui dans ce cas ne peut prendre en compte une quelconque idée de rejet de la violence : la fin justifie alors tout les moyens ;
o Soit une politique en tant que programme d’action pour l’ensemble de la communauté. C’est un art, une activité pour l’ensemble des citoyens, qui selon Platon dans la République, est l’« art de l’éducation des citoyens ». En tant que tel, cet art vise, comme tout autre, au mieux être de ce dont il s’occupe.
· C’est de cette politique là dont il est question dans le sujet qui nous intéresse. Une politique qui a pour fin un bien être de l’humanité, que l’on imagine assez facilement éloigné de toute violence.
· Violence : qu’est ce que la violence ?
o La violence est un mouvement destructeur, un phénomène anormal. Cela peut être totalement chaotique, hors de toute spéculation, ou volonté.
o Cependant, la violence peut aussi être contrôlée, volontaire. Il s’agit alors d’une violence qui obéit à certaine règle et qui, de ce fait, en transgresse d’autres.
· L’Etat politique s’oppose, en philosophie du même nom, à l’Etat de nature, état d’injustice et de violence (tel qu’il est théorisé par Hobbes). L’homme sort de cet état de nature pour échapper à la violence.
· De ce fait, la vision du politique aux yeux des citoyens du monde actuel est une vision de Droit : le politique émet les lois, il instaure la règle. Cette règle, accompagnée par une force de Police suffisante, et, en théorie, à même de maintenir tout citoyen éloigné de la violence physique.
· Cependant, la violence n’est pas que physique, elle est aussi contrainte morale. La question est alors de savoir ce qui, dans la politique, pourrait être contraignant. Les lois qu’elle édicte sont elles en conformité avec celles que connaissait l’homme à l’état de nature ?
Problématisation.
La politique ayant pour fin d’éliminer la violence se doit, lors de l’édiction de ses propres lois, de ne pas entrer en conflit avec d’éventuelles autres lois, propres à l’homme cette fois. De plus, l’application même de la loi du politique ne doit pas se faire de façon violente. Est-ce possible ? La politique peut elle appliquer un programme d’action pour tous sans recourir à la force ? Et d’ailleurs, la nature même de la politique n’est-elle pas d’être violente ? Comment faire alors pour sortir de la violence et aller vers un mieux-être de chacun ?
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