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Extrait du corrigé : L'homme s'oppose à l'animal (que ce soit dans le mythe grec rapporté par Protagoras dans le dialogue de Platon du même nom ou dans la Genèse) par cette particularité qu'il ne peut assurer ses fonctions biologiques les plus simples que grâce à des instruments ou, plus largement, grâce à des inventions techniques, sociales ou linguistiques. L'homme est "nu", alors que les animaux possèdent griffes, plumes, ailes ou crocs et sont pourvus d'instincts beaucoup plus efficaces que les nôtres.Se pose alors la question de son inachèvement, cad de son imperfection: faut-il considérer cette caractéristique humaine comme une carence, comme une faiblesse ou au contraire comme la possibilité, pour l'homme, de réaliser sa nature: créer perpétuellement lui-même les conditions de son existence et, ainsi, dépasser l'horizon restreint des instincts ? Analyse du sujet : Il s’agit d’éclairer le sens que l’on peut donner à la double détermination de l’homme : non seulement comme être mais encore comme être inachevé. Comment entendre « homme » lorsque nous évoquons justement son être ? Parler d’être, c’est s’engager dans une ontologie de l’homme. Ce n’est donc pas étudier l’homme sous l’œil de l’ethnographe, du biologiste ou de l’anthropologue. Plus précisément, ce n’est pas étudier l’homme en tant qu’inscrit dans une société, en tant qu’organisme vivant ou en tant que genre, mais c’est dire ce qu’il est en son être. Cet être, il va falloir évalué dans quelle mesure il peut être dit inachevé. Ce terme comporte deux dimensions : premièrement, ce qui est achevé ou inachevé est toujours un résultat, un produit, une création.
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Il s’agit d’éclairer le sens que l’on peut donner à la double détermination de l’homme : non seulement comme être mais encore comme être inachevé.
Comment entendre « homme » lorsque nous évoquons justement son être ? Parler d’être, c’est s’engager dans une ontologie de l’homme. Ce n’est donc pas étudier l’homme sous l’œil de l’ethnographe, du biologiste ou de l’anthropologue. Plus précisément, ce n’est pas étudier l’homme en tant qu’inscrit dans une société, en tant qu’organisme vivant ou en tant que genre, mais c’est dire ce qu’il est en son être.
Cet être, il va falloir évalué dans quelle mesure il peut être dit inachevé. Ce terme comporte deux dimensions : premièrement, ce qui est achevé ou inachevé est toujours un résultat, un produit, une création. Cela suppose donc quelque chose d’autre qui justement le produit, qui le crée. La question du créateur peut nous orienter vers une problématique théologique.
Deuxièmement, l’inachèvement suppose quelque chose comme une imperfection au regard de quelque chose de plus parfait. Deux voies s’ouvrent alors : ou bien ce qui est inachevé est en cours d’achèvement et alors se pose la question de savoir quel est le moteur de cet achèvement, quelle est l’échelle sur laquelle l’achèvement est pensé. Ou bien ce qui est inachevé demeure inachevable, non pas au sens où, par exemple, nous manquerions de matériau pour achever la construction de la maison, mais au sens où il est intrinsèquement impossible d’achever l’édifice.
Le premier problème qui se pose consiste à déterminer une manière adéquate de penser l’inachèvement de l’être de l’homme. Comment comprendre qu’il est à la fois un être mais qu’il demeure en même temps inachevé ? N’est-il pas dès qu’on le dit inachevé un demi-être ou un quasi-être ? Autrement dit :
I – Est-il possible de penser l’homme autrement qu’achevé ?
II – Est-ce alors bien l’être qui est dit inachevé ?
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