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Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
Extrait du corrigé : Les sophistes ne sont pas ceux qui croient savoir, ils sont aussi d'habiles incrédules, qui ne cessent de remettre en question les croyances, en visant autre chose que la vérité. Il ne suffit pas de ne jamais croire pour être philosophe, il faut ne pas croire par amour de la vérité (et non pas pour la gloire de la joute oratoire.) b) Le moment sceptique va être à l'origine d'une nouvelle refondation. L'effondrement des croyances donne naissance à un désir de refondation en prenant acte de la critique. Platon, par l'allégorie de la Caverne, exprime la nécessité de ne pas croire aux impressions sensibles. Il faut remettre en question ce que l'on croit savoir et notamment que l'on croit savoir pour entreprendre la démarche philosophique. Mais par la suite il s'agit de fonder ou de découvrir le vrai. c) Le doute cartésien n'est qu'une étape, qu'un moment court qu'il faut, précise Descartes, avoir fait « une fois dans sa vie ». Le doute est ce par quoi, dans les Méditations, Descartes découvre le cogito, première certitude. Il ne s'agit pas, dans la position de cartésienne, de ne jamais croire mais aussi d'être convaincu par la certitude des vérités premières.
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Le corrigé du sujet "L'attitude philosophique peut-elle être définie par la décision de ne jamais croire ?" a obtenu la note de : aucune note
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Le philosophe est fréquemment évoqué comme un personnage qui réplique à tout propos par une question, et fait preuve d'un esprit critique toujours en éveil: il n'adhère spontanément à rien, et paraît toujours prêt à douter de ce que les autres admettent spontanément.
Que le doute puisse être la conséquence de cet étonnement premier n'a rien de surprenant, car l'examen de ce qui a lieu amène aisément à considérer que les choses et les discours pourraient se produire autrement.
Et lorsque les purs sceptiques s'en tiennent à la répétition de leur attitude, ils ne peuvent aboutir qu'au mutisme, ou s'enfermer dans une contradiction : affirmer le doute comme seule attitude convenable, c'est au moins sous-entendre une croyance initiale --- celle de la nécessité du doute lui-même.
Aussi le doute cartésien, tout hyperbolique qu'il soit, n'est-il par d'ailleurs que provisoire.
Car il constitue un moment inscrit dans une démarche qui a pour but, selon le titre complet du Discours de la Méthode, de «trouver la vérité dans les sciences».
Dans l'élaboration du système philosophique, vient au contraire un moment où l'adhésion au système est nécessaire.
À trop souligner la non croyance qui devrait caractériser l'attitude philosophique, on risque de la transformer en activité purement négative et stérile.
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