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Définitions des termes :
- préjugé : Littéralement, qui est "jugé avant". Se dit des croyances, des opinions préconçues qui empêchent d'avoir une vision rationnelle et objective des choses. Le préjugé à proprement parler est un jugement d'avant le jugement vrai. S'intéresser au pré-jugé, c'est donc par conséquent s'intéresser à la notion de jugement dès lors que le préjugé est une forme de jugement. Le jugement en tant que faculté de juger est d'abord une puissange qui permet de distinguer le vrai et le faux qui s'exerce bien ou mal selon l'usage qu'on en fait. Un préjugé c'est donc une idée reçue, une opinion qu'on croit fondée, réfléchie mais qui ne l'est pas. Le préjugé sous-tend souvent une coloration négative. Ainsi l'on dira, « il est bourré de préjugés. » Cependant, il semble nécessaire pour vivre de s'appuyer au moins un temps sur les préjugés. Pensons ainsi à l'enfant qui ne peut faire l'économie de préjugés dès lors que la faculté de juger est en cours de formation. On jugerait ainsi nécessairement à partir de préjugés. La question de la lutte des préjugés apparaît comme nécessaire dès lors qu'elle serait constitutive du jugement.
Extrait du corrigé : Leur bêtise n'a donc d'égale que leur intelligence du subterfuge, qui leur permet de se maquiller et de revêtir l'apparence du vrai.En fait, un préjugé, même absurde, peut posséder une force pouvant mettre en échec la raison. Il est donc d'autant plus mauvais qu'il est indéracinable.C - ESQUISSE D'UNE REHABILITATION DES PREJUGES.Redoutables adversaires de l'accès à la connaissance, les préjugés méritent une considération affranchie du préjugé selon lequel ils sont caractérisés par leur faiblesse.On doit même reconnaître que leur pouvoir d'exprimer les limites de la raison est tout à fait salutaire.Cela dit, il faut ajouter que s'ils mettent souvent en échec la connaissance, celle-ci les réclame comme principes.Pourrait-on jamais connaître quoi que ce soit, si l'on ne pensait à partir de principes, d'intuitions qui, indémontrables, sont eux aussi des préjugés ? Comme fondements de nos connaissances et aussi de nos actions, ces principes, ces intuitions, ces convictions, sont bons.III - REFERENCES UTILES.
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